Le Taekwon-Do est l'art de se défendre avec les pieds et les mains nus. C'est l'entraînement du corps et de l'esprit à l'utilisation habile des techniques de coups de poing et de pieds, de blocages et d'esquives pour la suppression rapide de un ou plusieurs agresseurs.
 
C'est en 1955, cependant, que cet art ancien acquit le nom et le titre d'art national de la Corée. Le 11 avril, un conseil spécial fut formé pour coordonner les nombreuses maisons d'enseignement et déterminer le nom du style organisé. Composé de maîtres et d'historiens, le conseil choisit celui de Taekwon-Do, présenté par son fondateur, le Général Choi Hong Hi, qui, selon lui, correspondait étroitement à l'esprit de l'art, le « Tae » signifiant « coup de pied », le « Kwon », un « coup de poing » ou un « coup de la main », et le « Do », le « moyen », voire la « méthode » ou l' « art ». En outre, l'expression se rapprochait de Taekyon, de laquelle elle provenait, symbolisant ainsi la continuité de l'art que l'on peut retracer vers le 6e siècle avant J.C.

L'art poursuivit alors son expansion, des bases militaires aux universités, puis de celles-ci aux écoles secondaires. Des dojangs publics s'ouvrirent partout, et les élèves s'y inscrivaient en foule. Le Taekwon-Do envahit toute la Corée, et il était prêt à se mesurer à l'étranger.

C'est ce qu'il fit au début des années 60. Les maîtres coréens se rendirent aux États-Unis, où toutes les conditions étaient réunies pour que l'art s'y implante. Ils y constituèrent la pierre angulaire du développement et de l'épanouissement de l'art dans ce pays.

Le Taekwon-Do se transmit aussi au Vietnam, mais pour une autre raison. Engagé dans une guerre anti-communiste, le Vietnam du Sud avait demandé que ses troupes soient initiées au Taekwon-Do.

Cette période, qui va jusqu'au milieu des années 60, en fut une d'expansion record pour le Taekwon-Do, en Corée et dans le monde. Il fut successivement introduit en Thaïlande, en Malaisie, au Vietnam, en Europe, au Moyen-Orient, aux États-Unis et au Canada.
 
En 1966, le Général Choi créa la Fédération Internationale de Taekwon-Do, avec l'appui du Vietnam, de l'Allemagne de l'Ouest, de la Malaisie, de la Turquie, de l'Italie, de la République arabe unie, de Taiwan et des États-Unis. Les années 60 furent marquées de milliers de démonstrations, en Corée, en Europe, aux États-Unis et dans d'autres pays, et plus d'instructeurs de l'association de Taekwon-Do furent envoyés à l'étranger pour y enseigner leur art que pendant toute autre période.
 
En 1968, le Général Choi se rendit à Paris pour assister au Conseil du Symposium des sports internationaux, où le Taekwon-Do constituait un des principaux points à l'ordre du jour. Les délégués de trente-deux pays assistèrent aux démonstrations d'un groupe de maître de Taekwon-Do.
 
La même année, diverses associations de Taekwon-Do furent mises sur pied, au Royaune-Uni, en Espagne, aux Pays-Bas, au Canada, en Belgique et en Inde, et la Yougoslavie et la Hongrie formèrent également des associations destinées à coordonner l'enseignement du Taekwon-Do dans leur pays.
 
Le Taekwon-Do débuta chez nous au début des années 70 avec la venu de Maître J.C. Kim et la présence de feu Maître J. André Blake, ceinture noire 8e dan. Ce dernier a joué un rôle important dans l'expansion du Taekwon-Do à travers le Canada et est responsable de son implantation à Trois-Rivières.